Léa Taillefert

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Léa Taillefert est illustratrice et graphiste free-lance. Après des études supérieures de design graphique à Paris, elle obtient son diplôme en 2015. Elle commence alors une carrière de designer graphique qui évoluera petit à petit principalement vers l’illustration. Ses images expriment un langage graphique, ludique et contemporain. Amoureuse des couleurs, elle y attache une grande importance dans ses compositions. On peut régulièrement retrouver son travail dans la presse (Le Monde, Revue XXI, Causette…), mais également dans l’édition ou bien la communication visuelle de marques.

Léa Taillefert is a freelance illustrator and graphic designer. She graduated in graphic design in Paris in 2015 and then started working, eventually shifting to illustration. Her pictures tell a playfull and contemporary graphic language. Colours play a fundamental part in Léa Taillefert’s compositions. Her works have been featured in the press (Le MOnde, XXI, Causette…) publishing or brands advertising.

Quel est ton parcours ? Comment es-tu devenue illustratrice ?
J’ai très vite su que je ferais des études artistiques, j’ai suivi des cours de dessin et de peinture de mes 7 à mes 14 ans, et les marges de mes cahiers une fois au lycée (n’en déplaise à mes professeurs) étaient remplies de « gribouillis ». Alors une fois mon bac en poche je me suis d’abord tournée vers une prépa artistique (L’Atelier de Sèvres) dans le but de m’ouvrir à un maximum de techniques et libérer ma créativité pour savoir ce qui me plaisait le plus et ensuite intégrer l’école qui serait le mieux pour moi. Je suis entrée à L’ECV Paris (L’Ecole de Communication visuelle de Paris) pour y faire un mastère 2 en design graphique spécialisation typographie. J’ai commencé ma carrière en tant que graphiste freelance après l’obtention de mon diplôme en 2015, mais le chemin de l’école au monde du travail n’est pas en ligne droite… Après quelques collaborations plus ou moins décevantes, je me suis remise au dessin en mettant de côté le graphisme, j’ai tout d’abord dessiné pour moi, puis j’ai décidé de les mettre en ligne via Instagram, et magie ! Mes illustrations ont été remarquées petit à petit, et les premières collaborations sont arrivées, je me suis alors mise à démarcher moi-même et les retours étaient aussi très positifs… sans prévenir j’étais devenue illustratrice.

La couleur est une caractéristique prédominante de ton travail. Comment cette envie/affection est-elle née ?
La couleur mon amour, j’aime me dire que c’est une recherche du positif, voir le monde en couleur et si possible dans des couleurs folles avec des mélanges improbables, qui sortent de l’ordinaire. Le noir ou le blanc sont extrêmement peu présents dans mon travail, voire complètement absents. Pareil pour les contours, ils sont inexistants, comme dans la vie réelle au final, juste des facettes colorées qui se mêlent entres elles. La lumière et la couleur, pas de contours, pas de limites… J’ai envie que lorsque l’on regarde mes illustrations on ressente une émotion, si elle est positive c’est encore mieux, la couleur permet cela je pense, même si le sujet traité est dur, la couleur permet de l’apaiser.

Et en effet, c’est un réel travail de coloriste que tu opères. De quelle manière travailles-tu et choisis-tu tes couleurs/nuances ?
Je n’ai pas vraiment de recette routine dans le choix de ma palette, mais disons que je pars quand même d’une unique couleur que je tiens absolument à utiliser, parce que j’ai flashé dessus sur le pull d’une fille dans le métro, dans un tableau de Matisse (un des rois des coloristes pour moi), dans les décors d’un film, les meubles chez moi, tout peut être source d’inspiration de ce côté là, la couleur est partout ! Après, une fois cette « couleur reine » en place, je brode autour, je teste, je change, recommence, jusqu’à être totalement satisfaite en essayant de toujours surprendre et ne jamais faire de mélanges que je trouverais trop « faciles ».

En plus d’être illustratrice, tu es aussi graphiste. Penses-tu que le design graphique ait influencé ta manière de composer tes illustrations ?
Oh oui ! Même si j’ai à regret mis de côté cet aspect de ma carrière, cette double casquette graphiste/illustratrice est très présente dans ma manière de composer mes illustrations. J’ai toujours en tête un travail de composition en affiche, ou bien raisonné comme une mise en page typographique. Cela m’impose une rigueur, un travail de réflexion sur la disposition de chaque élément. Mais il y a une part de déformation professionnelle, des automatismes, par exemple la plupart de mes illustrations personnelles sont au format affiche, je fais peu de formats paysages, la symétrie, le centrage du sujet, le composé/décomposé sont aussi très présents dans mes compositions.

Quels sont les illustrateurs qui t’inspirent en ce moment ?
Il y en a beaucoup trop, mais me viennent en tête Annu Kilpeläinen, Aline Zalko, Beya Rebaï, Clémence Gouy, Olimpia Zagnoli, Sara Andreasson, Maël Le Briand, Martina Paukova… La couleur, la couleur, la couleur !

Un projet d’illustration que tu rêverais de faire ?
Plein ! Faire des affiches de spectacle/théâtre, des collaborations dans la mode, faire des fresques, être en Une de grands magazines internationaux tel que The New Yorker, faire plus de couvertures de livres… On croise les doigts, un rêve à la fois !

 

Propos recueillis par Hélène De Montalembert en mars 2021